Archive for juin, 2010

Temps Forts du Salon du Tourisme durable

Au programme du Salon 2010 du Tourisme durable, nous pouvons déjà vous annoncer :

– le vendredi 15 mars de 17h à 21 h: une soirée réservée aux professionnels pour favoriser le contact entre les petits porteurs de projet et le secteur traditionnel/ drink de l’amitié.

– le vendredi 15 mars du 8h au 17h: journée pédagogique. Thématique principale : liens et impacts entre tourisme et biodiversité. 1.000 étudiants issus de la Communauté française, écoles secondaires et écoles de tourisme visitent le Salon et participent à différentes activités (ateliers, rencontres…).

– Entrée gratuite pour les seniors le 15 mars.

– Une découverte gastronomique axée sur le durable et le slow food.

– Une cinquantaine de rencontres, débats, projections et animations dans trois espaces Forums (de respectivement 30, 60 et 80m² et de 120 à 150 places) mis à disposition des partenaires pour organiser des rencontres, des débats, projections de films etc. La programmation faite avec les exposants et les partenaires.

– En liaison avec la Maison du Livre de St Gilles: une animation et une exposition sur les écrivains voyageurs.

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29 juin 2010 at 11 h 39 min Laisser un commentaire

Bons conseils pour voyager durable et responsable

Votre voyage peut contribuer au développement économique et social de votre destination. Malheureusement, dans les pays du Sud près de 80% des bénéfices liés aux activités touristiques ne restent pas dans le pays. Si vous partez via une agence de voyages et surtout si les mots de tourisme éthique, solidaire ou responsable sont avancés, n’hésitez pas à interrogez votre agent de voyages sur les partenaires locaux, leur respect des droits de l’Homme, leurs pratiques commerciales etc…

Refusez le tourisme mercantile et évitez les souvenirs et bibelots industriels; vendus bon marché, ils sont produits industriellement, le plus souvent en Chine ou dans un autre pays asiatique.

Privilégiez l’achat d’objets artisanaux et d’autres produits locaux, issus d’un savoir-faire traditionnel. Vous pouvez soutenir l’économie locale en appliquant les principes du commerce équitable, basé sur des principes qui offrent :

– un juste prix d’achat au producteur ;

– des relations durables entre partenaires économiques ;

– la limitation du nombre des intermédiaires ;

– la garantie des droits fondamentaux des travailleurs ;

– la transparence sur l’origine du produit et les étapes de sa commercialisation ;

– le préfinancement des commandes ;

– un mode de production respectueux de l’environnement ;

– la qualité des produits proposés.

Le marchandage, avec humour et patience, ne doit pas s’opposer à une juste rémunération.

Préférez les services des guides, chauffeurs, cuisiniers locaux qui seront fiers de partager avec vous leur connaissance du lieu. De plus votre argent leur bénéficiera directement.

28 juin 2010 at 9 h 12 min 1 commentaire

Bons conseils pour voyager durable et responsable

Préparation des bagages

En préparant vos bagages, pensez à voyager léger.

Évitez également les bijoux et vêtements luxueux qui peuvent représenter des mois de salaire dans le pays visité… et donc une tentation !

Limitez au maximum les emballages jetables, pensez à des produits non ou moins polluants :

– lampes de poches led, rechargeables,
– piles rechargeables,
– produits biodégradables,
– préférez un lait solaire qui se dissoudra mieux dans l’eau qu’une huile qui forme un écran à la surface de l’eau (selon une récente étude les écrans solaire pourraient causer le blanchiment des coraux)…

– si vous partez en camping ou en voyage itinérant, prévoyez des sacs poubelles pour vos déchets. Il en va de même quand on à la plage ou pique-niquer dans la nature.
Voir la présentation du sac à dos écolo et une mine d’information sur le site d’ Echoway

25 juin 2010 at 12 h 59 min Laisser un commentaire

Tourisme et évènements sportifs

Extrait d’un article de Johan Fourie, paru dans le Courrier International, le 10.06.2010.

« Dans une étude récente menée avec une consœur espagnole de l’université de La Laguna, je me suis penché sur l’impact de 18 grands rendez-vous sportifs sur le tourisme dans les pays hôtes. Comme on pouvait s’y attendre, ce sont les Jeux olympiques (JO) d’été et la Coupe du monde de football qui attirent le plus de visiteurs. Il y a également des différences significatives entre compétitions de même nature. Ainsi, les JO de Sydney (2000) ont débouché sur une augmentation du tourisme de 40 %, tandis que lors des JO d’Athènes (2004) le tourisme a diminué de 32 %. Quant à la Coupe du monde de football 2006, elle n’a eu aucun impact sur la fréquentation touristique en Allemagne. Comment se peut-il que le tourisme diminue pendant des Jeux olympiques ? Les JO d’Athènes se sont déroulés au plus fort de la saison d’été. Or de nombreux touristes ont préféré troquer leurs vacances grecques contre un séjour en Espagne, en Turquie ou en Afrique du Sud, pour échapper à la foule attirée par les Jeux. Dans le jargon économique, on parle d’effet d’éviction.

En ira-t-il de même avec notre Coupe du monde de football ? Ce Mondial est-il dès lors un échec avant même le premier coup de sifflet ? La réponse est non. La recherche que ma consœur espagnole et moi avons menée montre que le principal avantage qu’un pays organisateur retire de la Coupe du monde est l’augmentation du tourisme durant les trois années qui précèdent la compétition. Ainsi, le tourisme de ces pays a augmenté en moyenne de 4 % trois ans avant la Coupe du monde, de 6 % deux ans avant, de 11 % un an avant et de 13 % l’année du tournoi. Cela explique pourquoi l’industrie touristique sud-africaine n’a pas trop souffert de la récession internationale, qui a pourtant lourdement frappé d’autres destinations touristiques. De même, une étude publiée récemment par deux économistes américains démontre que les grandes compétitions comme les JO et la Coupe du monde entraînent une augmentation significative du commerce international pour le pays hôte, vraisemblablement parce que ces événements donnent le signal que le pays organisateur est désormais une puissance émergente. [—]

En juin 2009, dans un petit village de Finlande, je me suis retrouvé en compagnie d’un collègue dans le seul bar où l’on servait à manger. Voyant un petit téléviseur, j’ai regardé la Coupe des confédérations organisée en Afrique du Sud et je me suis excité à la vue d’un spot publicitaire sur Rustenburg (province du Nord-Ouest) [l’une des 10 villes qui accueillent le Mondial], les animaux de son parc naturel, Sun City et ses habitants de toutes les couleurs. Vu l’étonnement du barman, nous lui avons expliqué que nous venions d’Afrique du Sud. Il nous a alors dit qu’il n’y connaissait strictement rien au football, mais que ce pays avait l’air d’un endroit formidable et qu’il le visiterait volontiers. Les autres gars du bar se sont approchés et ont commencé à bavarder avec nous. Ils voulaient tous en savoir plus sur notre continent, l’Afrique. En quelques instants, leurs préjugés s’étaient envolés. Là-bas, dans un village isolé du cercle arctique, l’Afrique du Sud n’était plus seulement un point sombre à l’extrémité sud d’un continent sombre. C’est là que j’ai compris que nous avions déjà gagné la Coupe du monde, avant même le premier coup de sifflet. »

Retrouvez l’article en intégralité ici

24 juin 2010 at 14 h 35 min Laisser un commentaire

Nos bons conseils pour voyager durable et responsable

Renseignez-vous sur votre destination

– RENSEIGNEMENTS SUR LES US ET COUTUMES

Prenez le temps de comprendre les coutumes, règles et traditions. Intéressez-vous aux liens existant entre la Belgique et le pays visité. Cela vous permettra peut-être de rencontrer des compatriotes expatriés qui vous donneront des bons tuyaux de comportements positifs et des sources de rencontres. Prenez également contact avec des associations de natifs du pays visité. Ils vous parleront avec enthousiasme de leur pays d’origine et vous informeront sur les us et coutumes, les gestes ou attitudes à prescrire. Comme par exemple, s’embrasser en public, caresser la tête d’un enfant.

– LANGUE

Connaitre quelques mots du pays visité est toujours bienvenu.

– SITUATION SANITAIRE

Renseignez-vous sur la situation sanitaire actuelle de la destination et pensez à consulter votre médecin avant de partir. Veillez à ne pas compromettre votre santé et votre sécurité personnelle. Il s’agit également de protéger les populations locales de toute infection dont vous pourriez être porteur. Certaines maladies bénignes chez nous, ne le sont pas sous d’autres contrées.
Avant de décider de vous rendre dans une destination déterminée, assurez-vous que vos besoins particuliers en matière de soins médicaux peuvent y être satisfaits.

– LEGISLATION LOCALE

Renseignez-vous sur la législation pour ne commettre aucun acte délictueux ou criminel ou qualifié de tel par la loi du pays visité.

– MEDIAS

Bouquinez, visionnez des documentaires, surfez sur Internet. Les écrivains voyageurs, les guides élargissent notre horizon. Leurs textes touchent notre sensibilité, notre imagination et nous donnent une vision du monde que nous pouvons mettre en images par le monde virtuel d’Internet. Des documentaires télévisuels de talent sont à notre disposition.

24 juin 2010 at 10 h 17 min 1 commentaire

Développer le tourisme dans les pays les moins avancés

Un article paru sur le site de l’Agence de Presse Panafricaine

Avec le soutien du Gouvernement français, la CNUCED réunira en octobre des experts du tourisme durable à Caen.

La CNUCED organise une réunion internationale d’experts de haut niveau sur le tourisme durable pour le développement des pays les moins avancés (PMA) à Caen (France) du 12 au 14 octobre 2010. Le ministère français des Affaires étrangères et européennes finance la participation de représentants des PMA à hauteur de 80 000 euros.

C’est l’objet du protocole d’accord signé aujourd’hui à Genève par M. Jacques Pellet, Représentant permanent adjoint de la France auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, et M. Petko Draganov, Secrétaire général adjoint de la CNUCED.

Cette réunion s’inscrit dans une série d’événements préparatoires à la Quatrième Conférence des Nations Unies sur les PMA (Istanbul, mai 2011). Placée sous l’égide du Groupe de travail sur le tourisme durable pour le développement de la CNUCED, elle réunira une trentaine de représentants des PMA à côté d’experts internationaux et d’acteurs des secteurs publics et privés du tourisme. Objectif : sensibiliser les responsables de ce secteur aux actions et aux politiques qui peuvent être menées pour développer le secteur touristique dans les PMA et le transformer en facteur durable de réduction de la pauvreté.

L’engagement de la CNUCED pour développer ce secteur repose sur quatre domaines principaux d’action: (i) renforcer les capacités institutionnelles des PMA pour faciliter le développement d’un tourisme durable, notamment à travers un schéma directeur tourné vers la meilleure exploitation possible des atouts de chaque pays; (ii) encourager la participation d’entreprises locales à l’économie touristique, non seulement dans l’industrie touristique elle-même, mais aussi dans les secteurs qui lui sont directement liés ; (iii) encourager la participation de la société civile dans les prises de décisions importantes et dans la mise en œuvre de projets touristiques à caractère durable; et (iv) faciliter de nouvelles formes de coopération et de partenariat, y compris au niveau régional, entre les PMA et les pays développés. Les activités mises en œuvre dans ces quatre domaines sont des services consultatifs et d’appui technique direct, et des actions de développement des ressources humaines dans les pays bénéficiaires.

La CNUCED organise cette réunion au siège du Conseil Régional de Basse Normandie, à l’Abbaye-aux-Dames. Outre le soutien financier du ministère français des affaires étrangères et européennes, la réunion bénéficie du soutien de la région de Basse Normandie qui met à disposition de la CNUCED ses infrastructures et ses moyens logistiques.

Retrouver l’article sur le site de l’Agence de Presse Panafricaine

23 juin 2010 at 13 h 51 min Laisser un commentaire

Nos bons conseils pour voyager durable et responsable

Élément-clé, la préparation au voyage

Souvent bâclée et négligée, la préparation au voyage constitue pourtant un des piliers de la responsabilité du tourisme autrement et conditionne bien souvent la réussite du voyage. Elle favorise une première approche des cultures et des lieux visités. Elle facilite la compréhension et permet de choisir une destination avec plus de cohérence.

Réfléchir au sens du voyage

Existe-t-il des bons et des mauvais lieux de vacances ? Une liste de pays à visiter, une autre à proscrire ? Interrogez-vous sur le sens de votre présence comme vacancier dans un pays en guerre ou victime d’une récente catastrophe naturelle ou encore d’une dictature pour laquelle l’ouverture au tourisme représente une opportunité de se faire une virginité.

Le non-respect des droits de l’Homme peut-il – doit-il – influencer le choix d’une destination touristique ?
Deux visions différentes du rôle que peut jouer le tourisme pour dénoncer les atteintes aux droits de l’Homme. On estime que l’explosion du tourisme en Espagne a joué un rôle positif dans la chute du franquisme, expliqué par les contacts créés et la dynamique économique provoquée par le tourisme. Pour Christophe ONO-dit-Biot,  lauréat du prix Interallié pour son roman Birmanie, il ne faut pas ajouter à la dictature la peine d’invisibilité. «Les Birmans sont déjà bâillonnés et si en plus, on ajoute la peine d’invisibilité en faisant comme s’ils n’existaient pas, c’est pire. S’il y avait eu plus de voyageurs au moment des répressions, on aurait eu beaucoup plus d’images et d’informations. »

Pour Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix en 1991, le tourisme ne contribue pas à sortir la population birmane de l’isolement mais participe au contraire à une tentative de réhabilitation de l’image du pays et de ses dirigeants. Les revenus du tourisme contribuant de plus à soutenir financièrement la junte militaire avec le blanchiment de l’argent provenant du trafic de la drogue.

Par ailleurs, les investissements massifs dans les structures touristiques birmanes se font aux dépends d’autres secteurs d’activités. En donnant au touriste de l’eau courante et de l’électricité 24h/24h, les autorités maintiennent la population dans le dénuement : l’électricité est un luxe et la majorité de la population doit s’approvisionner en eau aux puits collectifs.

Selon le président du Comité international de la Croix Rouge, l’assainissement de sites au profit du tourisme et la construction d’infrastructures s’est fait par un travail forcé durant lequel des milliers de Birmans sont morts de maladie et d’épuisement.

Prise en compte de la réalité économique de la destination

Une consommation touristique responsable passe par la prise en compte de la réalité économique de votre lieu de vacances. De nombreuses destinations touristiques se trouvent dans des pays en développement et ce ne sont généralement pas les populations locales qui bénéficieront de l’argent que vous dépenserez.

Si vous partez via une agence de voyages, n’hésitez pas à questionner votre agent sur les conditions locales, surtout si les mots de tourisme éthique, solidaire ou responsable sont avancés (politique d’emploi, de salaire, implication des communautés locales…). Interrogez votre agent de voyages sur les partenaires locaux, leur respect des droits de l’Homme, leurs pratiques commerciales etc…

23 juin 2010 at 11 h 05 min 1 commentaire

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