Archive for février, 2011

Un partenariat mondial pour le tourisme durable

Parc National de Manuel Antonio, Costa Rica, 21 janvier 2011 Une impulsion pour le développement du tourisme durable a été donnée cette semaine avec la mise en place du Partenariat mondial pour le Tourisme durable qui rassemble toutes les parties prenantes du secteur pour influencer les politiques, développer des projets et donner naissance à une plateforme de communication mondiale. 

Le nouveau Partenariat a été établi lors de la première Assemblée Générale annuelle au Costa Rica, organisée par le Ministère du Tourisme du Costa Rica et soutenue par les gouvernements français et norvégien, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT ).

Lors de cet événement, la France a été nommée à la présidence du Comité de Pilotage du Partenariat, la vice-présidence étant confiée au Costa Rica. Le Secrétariat de ce Partenariat mondial novateur sera installé a la Division Technologie, Industrie et Economie (DTIE) du PNUE à Paris, dont l’objectif principal sera de mettre le tourisme sur la voie du développement durable au niveau mondial.

« Le Partenariat constituera un forum dynamique où les pays impliqués dans le tourisme durable seront en mesure de tirer des leçons de la réussite des initiatives des autres membres et d’obtenir une assistance technique. Le Partenariat favorisera le dialogue constant, l’échange d’expériences, et la recherche de solutions aux problèmes communs dans le secteur du tourisme », a déclaré Gina Guillén Grillo, Conseillère principale auprès du Ministre du Tourisme du Costa Rica.

Le tourisme est l’une des principales industries mondiales et peut constituer une source de revenu essentielle pour les pays en développement. Toutefois, s’il n’est pas bien orchestré, le tourisme peut aussi menacer les ressources naturelles d’un pays (hausse de la consommation d’eau et d’énergie, production de déchets) et finalement conduire à la dégradation de l’environnement et à un impact négatif sur les populations locales.

« Le tourisme est de plus en plus reconnu comme un moteur clé de la croissance économique, en particulier dans les pays en développement et les pays les moins avancés. Le tourisme ne représente pas seulement une part importante du PIB mondial (5%) et de l’emploi (6-7%), mais il est également une source importante d’investissements étrangers en représentant 30% des exportations de service dans le monde. Le nombre d’arrivées de touristes internationaux devrait atteindre les 1,6 milliard à l’horizon 2020 », a déclaré Luigi Cabrini, Directeur pour le développement durable du tourisme à l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT).

Les connaissances acquises à travers le Partenariat en Afrique pourront être appliquées en Amérique latine, en Asie, en Europe ou en Amérique du Nord, et vice versa. Rares sont les entités dans le tourisme en mesure de partager des expériences ou des connaissances et de les mettre en ?uvre d’une manière aussi rapide.

Le Partenariat sera également axé sur sept domaines d’action thématiques: 1) les cadres politiques, 2) le changement climatique, 3) l’environnement et la biodiversité, 4) la lutte contre la pauvreté, 5) Le patrimoine culturel et naturel, 6) les pratiques de tourisme durable pour le secteur privé et 7) la finance et l’investissement.

«La portée géographique du Partenariat, ainsi que le degré d’expertise de ses membres, lui permettra d’adapter, de reproduire, et d’étendre des projets réussis par les partenaires dans d’autres régions; en engageant les secteurs public et privé et les consommateurs, en identifiant et en concrétisant des opportunités de financement de projets, et en informant sur les politiques qui favoriseront le développement et la promotion de la durabilité dans le tourisme » a déclaré Gérard Ruiz, président du Partenariat mondial pour le Tourisme durable.

À ce jour, le Partenariat mondial est composé de 18 Gouvernements Nationaux, 5 Organisations de l’ONU, l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE), 17 Organisations Internationales, des entreprises ainsi que 16 organisations non-gouvernementales, autant d’acteurs qui témoigneront de leur engagement dans l’intégration du développement durable dans le secteur du tourisme. La majorité de ces organisations ont déjà participé à un groupe de travail international initié il y a 5 ans, et présidé par la France, dans le cadre du processus de Marrakech, et ont travaillé ensemble avec succès sur des projets de tourisme durable aux impacts significatifs.

«Il est essentiel de transformer le secteur du tourisme en introduisant des modes de consommation et de production plus durables, qui participent à l’amélioration des conditions environnementales et sociales des destinations touristiques. Le Partenariat mondial vise ainsi à faciliter la transition vers une «économie verte», qui offre une contribution importante aux objectifs du Millénaire pour le développement, et la possibilité d’accroître la faculté d’adaptation du secteur à évoluer rapidement dans un contexte global» a déclaré Arab Hoballah, Chef du Service Consommation et Production Durables au sein du PNUE.

Le PNUE et d’autres agences des Nations Unies, ayant été très impliqués dans l’initiative de l’économie verte, ont ainsi tenu un atelier avant le lancement du Partenariat mondial au Costa Rica à San José, en soulignant l’importante contribution du tourisme durable dans la transition vers une économie verte. Le chapitre sur le tourisme du Rapport sur l’économie verte est en cours de finalisation par le PNUE et l’OMT.

Sources et Plus d’infos:

http://hqweb.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=655&ArticleID=6886&l=fr

http://www.actualites-news-environnement.com/25223-partenariat-mondial-tourisme-durable.html

 

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25 février 2011 at 12 h 03 min 1 commentaire

Maroc : la vision 2020 est axée sur le tourisme durable

Si le Maroc tend à accueillir quelque 18 millions de touristes en 2020, il n’exclut pas pour autant pas la notion de durabilité, en l’incluant dans son offre touristique. Ceci constitue les deux enjeux de la vision 2020 du tourisme au Maroc, qui a été présentée début décembre lors des 10èmes Assises du Tourisme à Marrakech. Celles-ci ont se sont déroulées sous la présidence du Roi Mohammed VI, avec le ministère du tourisme et en partenariat avec le secteur privé.

Depuis 2006, la volonté de se tourner vers un tourisme durable se remarque, notamment grâce à la création du Comité Marocain du Tourisme Responsable (CMTR). Celui-ci agit dans le but de concilier environnement et développement et est présidé par le ministre du tourisme (actuellement Yassir Znagui). Le Maroc s’est vu en outre, attribuer 20 labels « Pavillon Bleu » [1] en 5 ans et 41 de ses établissements ont reçu le label « Clé Verte » [2].

Le développement durable va permettre au pays de diversifier son offre touristique et combiner balnéaire, culturel et naturel. En effet, 6 programmes structurants ont été définis :

  1. « Azur 2020 » : offre balnéaire
  2. « Patrimoine et héritage » : valoriser l’identité culturelle marocaine et son patrimoine.
  3. « Green-éco-développement durable » : mettre en avant les ressources naturelles et rurales, dans un esprit de protection.
  4. « Niches à forte valeur ajoutée » : développer le tourisme d’affaires.
  5. « Animation, sport, loisir » : à ajouter à l’infrastructure balnéaire.
  6. « Biladi » : répondre aux besoins des Marocains, en respectant leurs habitudes et leur manière de voyager.

Sans oublier les 2 incontournables en matière de développement durable : le « Grand Sud Atlantique » autour de Dakhla et « l’Atlas et ses Vallées », autour de Ouarzazate et du haut Atlas. Cette dernière destination s’impose comme la première « écotouristique » axée sur le développement durable dans la Méditerranée.

Concrètement, la vision 2020 va mettre sur pied le Fonds Marocains pour le Développement Touristique (FMDT), financé par l’Etat et le secteur bancaire (1,3 milliards €). Une analyse de densité a également été effectuée pour chaque destination, permettant d’établir un niveau à ne pas dépasser afin de préserver l’environnement.

Une question se pose cependant : est-il réellement possible d’allier la volonté d’accueillir 18 millions de touristes et celle de développer la durabilité ? Si le Maroc veut préserver son patrimoine naturel et culturel ainsi que le bien-être de sa population, ne doit-il pas revoir ce chiffre à la baisse ? Car n’oublions pas que même si l’intégration de la durabilité est primordiale, elle ne constitue cependant qu’un frein aux impacts du tourisme ; la seule véritable manière de préserver son patrimoine est de maîtriser les arrivées touristiques.

EVH


[1] « Le Pavillon Bleu est un label à forte connotation touristique, symbole d’une qualité environnementale exemplaire. Il permet de sensibiliser et de motiver les collectivités locales ou les gestionnaires de port de plaisance afin qu’ils prennent en compte le critère « environnement » dans leur politique de développement économique et touristique. » Voir : http://www.pavillonbleu.org/

[2] « La Clé Verte est le premier label environnemental international pour l’hébergement touristique écologie »Voir : http://www.laclefverte.org/

24 février 2011 at 14 h 32 min Laisser un commentaire


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