Posts tagged ‘développement local’

Bons conseils pour voyager durable et responsable

Votre voyage peut contribuer au développement économique et social de votre destination. Malheureusement, dans les pays du Sud près de 80% des bénéfices liés aux activités touristiques ne restent pas dans le pays. Si vous partez via une agence de voyages et surtout si les mots de tourisme éthique, solidaire ou responsable sont avancés, n’hésitez pas à interrogez votre agent de voyages sur les partenaires locaux, leur respect des droits de l’Homme, leurs pratiques commerciales etc…

Refusez le tourisme mercantile et évitez les souvenirs et bibelots industriels; vendus bon marché, ils sont produits industriellement, le plus souvent en Chine ou dans un autre pays asiatique.

Privilégiez l’achat d’objets artisanaux et d’autres produits locaux, issus d’un savoir-faire traditionnel. Vous pouvez soutenir l’économie locale en appliquant les principes du commerce équitable, basé sur des principes qui offrent :

– un juste prix d’achat au producteur ;

– des relations durables entre partenaires économiques ;

– la limitation du nombre des intermédiaires ;

– la garantie des droits fondamentaux des travailleurs ;

– la transparence sur l’origine du produit et les étapes de sa commercialisation ;

– le préfinancement des commandes ;

– un mode de production respectueux de l’environnement ;

– la qualité des produits proposés.

Le marchandage, avec humour et patience, ne doit pas s’opposer à une juste rémunération.

Préférez les services des guides, chauffeurs, cuisiniers locaux qui seront fiers de partager avec vous leur connaissance du lieu. De plus votre argent leur bénéficiera directement.

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28 juin 2010 at 9 h 12 min 1 commentaire

Soutien au film « Une semaine à Parajuru »

Tourisme autrement appuie la campagne de soutien au film de José Huerta, « Une semaine à Parajuru ».


Parajuru est un village de pêcheurs situé sur la côte Nord-est du Brésil. Depuis trois ans, une Autrichienne fortunée, Giselle, y investit pour le développement du tourisme. Achat de terrains, construction de maisons, hôtel de luxe… Gisi, comme on la nomme là-bas, occupe donc le terrain économique mais également le terrain social. Elle a construit une école pour les enfants du village, elle organise des cours d’allemand et d’anglais. Certains jeunes effectuent même des stages en Autriche.
Une partie de la population du village s’interroge sur les intentions de cette femme qui achète tout, sans jamais communiquer avec ses habitants. Mais l’économie du tourisme ne profite que très peu à la population du village, et celle-ci s’inquiète des conséquences à long terme de ce tourisme non maîtrisé. Leurs craintes sont confortées par d’autres exemples, dans la région. Le premier est Canoa Quebrada, ancien village de pêcheurs traditionnels, devenu en quelques années un lieu à la mode. De nombreux hôtels ont été construits, faisant monter les prix de l’immobilier et repoussant les habitants à l’écart. La prostitution s’est développée au même rythme. Et les Jangadeiros, pêcheurs traditionnels, promènent désormais les touristes.
Chico Mariano, le président des pêcheurs de Parajuru, a un point de vue sur la question. S’il n’a rien contre les projets de Gisi, il sait que le développement d’un tourisme non maîtrisé peut détruire peu à peu la cohésion du village. Il sait également que la réserve naturelle, toute proche du village, attise la convoitise de Gisi et d’autres spéculateurs.
Gisi n’est pas un personnage facile à approcher et encore moins à questionner et elle n’a pas souhaité s’exprimer dans ce film. Elle rachète toutes les terres et devient peu à peu le seul opérateur économique à Parajuru. Elle ne parle pas portugais et finit par imposer aux habitants la langue allemande s’ils veulent trouver du travail dans le tourisme.
Parajuru est en train de passer dans un autre monde. Le film montre cette transformation. Il dévoile également comment, insidieusement, des techniques d’intégrations sont orchestrées, à travers le mécénat social ou des concepts à la mode, comme le développement durable.

Ce film dresse un portrait de ce village en pleine mutation, tiraillé entre le désir d’un développement économique et la préservation d’un mode de vie. Grâce aux différents visages de Parajuru, le film propose une réflexion sur la mondialisation, en marche, inéluctable. Et sur ce tourisme qui, lorsque la parole de la population est confisquée, prend le visage de la colonisation, sous une nouvelle forme.

Le documentaire est diffusé en avril 2009. Mais suite à sa projection, les investisseurs autrichiens décident de porter plainte contre le réalisateur. Aujourd’hui, ils attaquent José Huerta avec 8 procès au Brésil et demandent 60 000 euros de dommages et intérêt. C’est pourquoi une campagne de soutien est lancée afin de diffuser l’information et d’éviter toute corruption.

La campagne s’articulera sur 3 thèmes : défense de la liberté d’expression, dénonciation des pratiques abusives dans le tourisme de masse et soutien au village de Parajuru pour la préservation de sa culture et de son environnement (le site de l’association des habitants sera bientôt en ligne). La vente du DVD du film et les projections en France aideront au règlement des frais du procès.

Le site de la campagne

Le mercredi 14 avril aura lieu une projection presse à paris. Le député Européen José Bové  a l’intention d’aborder  le dossier avec ses collègues du parti Vert Autrichien, notamment sur les aspects de blanchiment d’argent (un des investisseurs autrichiens serait impliqué dans un scandale de détournement d’argent public en Autriche).

12 avril 2010 at 12 h 12 min 1 commentaire

Home sweet home : les vacances à la maison

Néologisme anglais issu des mots « to stay » et  « vacation », staycation signifie tout simplement les vacances à la maison.

Cette tendance touristique est en plein essor depuis la crise financière de 2009, les ménages cherchant à faire des économies sur les postes de dépenses. En Europe, près de 40 % de la population a changé ses projets de vacances à cause de la crise économique.

Les touristes restent désormais chez eux pendant les vacances et privilégient des activités touristiques journalières  dans un rayon proche de leur domicile: visite de musées, de parcs naturels ou de parcs d’attraction, de festivals proches.

L’impact économique sur les régions où vivent les staycationners n’est pas négligeable, d’autant plus que ce ne sont pas toujours des régions touristiques à la base. Par exemple au Royaume-Uni les revenus liés à l’industrie touristique ont connu une hausse sensible, en raison des nombreux Britanniques qui ont préféré rester chez eux plutôt que de passer leurs vacances outre-manche comme d’habitude.

Le staycation permet non seulement de faire des économies, il offre aussi l’opportunité de redécouvrir des trésors locaux et de devenir un touriste dans sa propre ville pour la redécouvrir avec un nouveau regard. De leur côté les agents touristiques rivalisent d’ingéniosité pour proposer des activités susceptibles d’agrémenter les vacances des habitants (développement des plages à la ville, festivals…) et soutenir le développement local.

8 avril 2010 at 13 h 46 min Laisser un commentaire

Inondations au Machu Picchu: où sont passés les Péruviens ?

Tourisme autrement partage avec vous cette lettre ouverte de Roxane Liénart, bénévole chez SOS Faim, sur la situation dramatique de la population péruvienne dans la région du Machu Picchu. Tout ce qui est parvenu à nos oreilles ce sont les histoires des touristes bloqués par les inondations. Quid de la population locale qui a parfois tout perdu ?

« La nouvelle est tombée mardi 26 janvier. On entendait à la radio, et pouvait lire dans la presse, que de nombreux touristes étaient bloqués à la citadelle du Machu Picchu et sur le chemin de l’Inca qui y mène. Ils seraient des milliers,… en manque d’eau et de nourriture. Les fortes pluies ont provoqué, dans la région de Cusco, des débordements de rivières et d’importants glissements de terrain qui ont balayé tout sur leur passage…

Cela faisait juste une semaine que j’étais rentrée d’un stage de cinq mois à Cusco, dans une ONG péruvienne de microfinance – soutenue par l’ONG belge SOS Faim au sein de laquelle je me suis engagée comme bénévole. De suite, je me suis inquiétée pour mes anciens collègues péruviens : Comment vont-ils ? Ont-ils été touchés ? Reçoivent-ils l’aide nécessaire ? Les femmes ? Les enfants ? Les producteurs ?… Qu’en est-il de leurs maisons et de leurs récoltes ?… Mes questions restaient cependant sans réponse. Les médias belges ne relayaient pas d’information à ce sujet et je n’arrivais pas à contacter mes anciens collègues. Tout ce que je savais alors se résumait à : onze touristes belges coincés, parmi des milliers d’autres ; des vols Lima-Cusco interrompus ; la voie ferrée, menant au Machu Picchu, fortement endommagée… Peu après, les médias nous informaient que certains européens et américains allaient jusqu’à payer des 500 $ pour être rapatriés en premiers par hélicoptère ! La « guerre des touristes » prenait place… et toujours aucune nouvelle consistante des habitants de la région. C’est donc vers les quotidiens péruviens que je me suis tournée. Et là, la situation m’est apparue nettement plus inquiétante ! Selon les estimations du gouvernement régional, plus de 7.000 maisons se sont effondrées, 9 ponts ont été détruits et 72.000 km de routes sont impraticables. Il y aurait plus de 35.000 sinistrés. En tout, près de 55.500 personnes auraient souffert des pluies diluviennes. En outre, plus de 16.000 ha de cultures sont gravement affectés. Les médias péruviens soulevaient également les difficultés dans l’acheminement de l’aide aux populations sinistrées, en manque de couvertures, de vêtements, d’eau, de vivres, de médicaments,… Tant de gens se sont retrouvés sans rien en l’espace de quelques heures !
Surréaliste ! … »  Lire la suite

SOS Faim est une ONG belge dont l’objectif général  est de réduire la pauvreté en milieu rural en soutenant l’agriculture paysanne et ses acteurs. Dans le monde près d’un milliard de personnes souffrent de la faim, dont 2/3 sont des paysans et leur famille qui vivent principalement dans les pays en développement. Ces familles n’ont pas accès à une alimentation suffisante et de qualité, avant tout parce qu’elles sont pauvres.

11 février 2010 at 11 h 15 min Laisser un commentaire


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