Posts tagged ‘environnement’

Les 10 revendications vertes pour la présidence belge

Fédération Inter-environnement Wallonie, Inter-environnement Bruxelles, Natagora, WWF, Greenpeace, Natuurpunkt, Bond Beter Leefmilieu et BRAL lancent un appel commun à la Présidence belge à :

1. Pousser l’adoption d’objectifs solides et ambitieux pour la stratégie 2020 en matière de biodiversité tant au niveau européen qu’au niveau international. La Présidence belge devrait emmener une délégation européenne bien coordonnée à la conférence des Nations Unies sur la diversité biologique, de manière à assurer l’adoption d’un nouveau Plan stratégique global pour 2020 et d’un protocole sur l’accès aux ressources génétiques et le partage des avantages. La stratégie européenne biodiversité 2020 devrait être adoptée lors du Conseil Environnement de décembre.

2. Assurer que l’Europe joue un rôle décisif et constructif, appuyant une position claire, ambitieuse et un engagement actif dans les négociations internationales en vue de et lors du sommet de Cancun. Concrètement, pour 2020, L’UE devrait:

– s’engager vis-à-vis de l’objectif de réduction de 40% des émissions (dont 30% doivent être réalisées à l’intérieur de ses frontières) ;

– encourager d’autres pays à adopter des objectifs de niveau équivalent ;

– s’assurer d’une progression significative de dossiers précis comme les réductions d’émissions issues de la déforestation et de la dégradation forestière et l’aide financière apportée aux pays émergents.

Concrètement, pour 2050, L’UE devrait

– développer une stratégie zéro carbone, permettant de réduire les émissions de 95% ;

– encourager d’autres pays développés à adopter des plans d’action zéro carbone similaires ;

– inciter les pays émergents à concevoir des plans d’action « faible intensité en carbone » dans lesquels les actions sont définies selon les objectifs assignés au niveau national.

3. Amener l’Europe à démontrer sa cohérence et son rôle de leader sur la scène internationale face à l’importance d’assurer un environnement durable (7ème objectif du millénaire pour le développement), soulignant son importance pour arrêter la perte mondiale de biodiversité, et atteindre les objectifs de réduction de l’extrême pauvreté et de développement humain.

4. Assurer que les défis environnementaux (perte de biodiversité, changement climatique, qualité et rareté de l’eau, etc.) soient pris en compte lors des discussions sur les perspectives financières (2014-2020). Les matières environnementales sont cruciales pour le développement durable de l’Europe et doivent être intégrées dans les secteurs concentrant les dépenses tels que la PAC et les politiques de cohésion. De plus, des financements suffisants doivent soutenir la mise en oeuvre de Natura 2000, des plans de gestion par bassin hydrographique et des Life+.

5. Veiller à ce que le Conseil adopte une législation ferme qui exclue l’abattage illégal et régule la vente des produits forestiers d’abattage sur les marchés européens.

6. Apporter son soutien à l’objectif d’une obligation de 20% d’économies d’énergie d’ici 2020 dans le cadre de la révision du plan d’action pour l’efficacité énergétique. Les directives clés pour y contribuer sont la directive pour la performance énergétique des bâtiments et la directive Ecodesign.

7. Prendre la tête pour la définition d’une vision européenne 2050 pour un système 100% basé sur les énergies renouvelables, avançant en particulier vers la création d’un réseau électrique intelligent et d’un système de réseau électrique intégrant la production éolienne offshore en Mer du Nord.

8. Passer d’une approche de gestion des déchets à celles d’une civilisation sans déchets (cradle-to-cradle); en particulier appuyer la mise en oeuvre de la Directive Cadre Déchets, et inciter la Commission à initier une directive Bio-Waste. Le Conseil Environnement informel organisé par la Présidence belge en juin devrait plus particulièrement garantir que les options de mise en oeuvre de la directive déchets, spécialement la création d’un marché pan-européen des déchets industriels, n’empêchent pas le développement d’une gestion vraiment durable des matières.

9. Développer une action sérieuse en matière de santé environnementale, incluant la préparation d’un second plan d’action Santé et Environnement et le suivi de la législation sur les biocides, avec une attention particulière à la pollution de l’air et aux produits chimiques.

10. Donner suite aux décisions du Sommet de 2008 enjoignant à la Commission de renforcer de manière significative les évaluations des risques environnementaux des OGM. S’assurer que toutes les propositions de la Commission touchant au domaine des OGM respectent la volonté des Etats membres et sont basées sur le principe de précaution.

Plus d’infos sur le site http://www.10revendicationsvertes.be/

Publicités

11 août 2010 at 13 h 26 min Laisser un commentaire

La revue de presse de Tourisme autrement

Tourisme autrement inaugure une nouvelle rubrique sur son blog. La revue de presse paraîtra à chaque début de semaine et vous communiquera divers articles intéressants sur l’actualité du tourisme et de la consommation durable, de l’environnement et de la solidarité internationale.

Bonne lecture

– Le « slow tourism », l’art de voyager différemment, lu sur Youphil

L’heure n’est plus au « tout voir, tout de suite ». Dans la mouvance du « slow food », se développe le slow tourism, une nouvelle manière de voyager en prenant son temps. Outils privilégiés: le bateau, le vélo, la randonnée…

Nous vous avions aussi parlé du slow tourism ici

– Tendance, le « slow travel », lu sur le blog Planet Monde

Même sujet exposé par Louise Gaboury

– Le parc américain des Everglades jugé en péril par l’Unesco, lu sur Good Planet

« Le parc national américain des Everglades, en Floride, et la forêt tropicale d’Atsinanana, à Madagascar, ont été ajoutés vendredi par l’Unesco à la liste du Patrimoine mondial en péril. »

– Cette année, je me mets au Couchsurfing, sur le site web du CRIOC

Le Couchsurfing trouve de plus en plus d’adeptes de par le monde. Le CRIOC nous donne ici plus d’explications sur ce nouveau mode de voyage 2.0

Lire notre article sur le Couchsurfing

2 août 2010 at 10 h 30 min Laisser un commentaire

OrganicVision

Un Tour du Monde dédié à la découverte de projets faisant germer une société durable


Ils ont 30 ans, vivent à Bruxelles et s’appellent Joanna et Franck. Face aux challenges de notre époque auxquels la société doit faire face (crise financière, crise alimentaire et crise environnementale) et après avoir visité pendant leur temps libre de nombreux projets consacrés à un mode de vie durable, social et sain, ce couple franco-polonais à décidé de réagir face à l’urgence de la situation et sur la base d’un constat simple : des alternatives permettant de construire une société durable sont déjà là mais peu connues, il faut donc les faire passer de l’ombre à la lumière, les amplifier !

Pour se dédier pleinement à leur projet de sensibilisation, ils ont pris le risque de quitter leurs vies professionnelles plutôt classiques, de modifier leur mode de vie, de débuter un processus de changement…et créent, en septembre 2009 l’association « Organicvision pour une société durable » qui structurera leur démarche et leur permettra de partager leur passion : un voyage autour du monde dédié à la découverte de projets faisant germer une société durable.

Leur association s’est fixé pour objectif de diffuser des « connaissances sur la multiplicité des pratiques et des modèles de vie équitable » essayant de « convaincre le plus grand nombre de la nécessité de passer à l’acte » et ainsi « contribuer au changement des comportements » dans une « logique de coopération » (extrait des statuts fondateurs de l’association « Organicvision pour une société durable »).

Ainsi, ils débuteront leur parcours en août 2010 pour une période de 12 à 18 mois sur 5 continents,  et vous feront découvrir, à travers articles, vidéos et photos: la permaculture, les villes en transition, les éco-villages, l’éco-construction, l’herboristerie, le commerce équitable…et rencontreront les acteurs qui initient le changement à travers leurs projets.

Ils sont à la recherche de partenaires média, de sponsors et de volontaires pour supporter leur démarche volontariste et ambitieuse. Si vous vous reconnaissez dans leur vision, si vous avez des questions ou des remarques, si vous voulez les suivre tout au long de leur parcours…un seul chemin : leur site internet http://www.organicvision.org ou leur email info@organicvision.org .

Vous aussi, passez à l’action !

Faites germer le changement dans ce monde !

11 mai 2010 at 10 h 54 min 2 commentaires

Tourisme et réchauffement climatique ?

De complice …

Les Nations Unies ont officiellement reconnu en 2007 lors de la conférence de Davos la contribution active de l’industrie touristique au réchauffement climatique. « Facteur de croissance indispensable à l’économie mondiale, le tourisme contribue pour une part importante au réchauffement climatique. (…) Faute de contre-mesure, cette part croîtra de façon disproportionnée par rapport à d’autres secteurs, en raison de la forte croissance du tourisme », a indiqué alors Eric Scheidegger, directeur-adjoint du Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO).

Selon un rapport présenté par les agences de l’ONU pour le tourisme, l’environnement et le climat, si aucune mesure n’est prise, l’impact du tourisme sur le changement climatique augmentera de 150% au cours des 30 prochaines années.

Les faits parlent d’eux-mêmes. Le tourisme est responsable d’environ 5% des émissions CO2 globales, soit 4,6% du réchauffement climatique.

Le secteur du transport (aérien, maritime et rail) est le plus polluant puisqu’il constitue 75% des émissions imputables au tourisme. Le trafic aérien est considéré comme le premier contributeur au réchauffement climatique avec une augmentation de 87% des GES  entre 1990 et 2004. En 2006, 4 milliards de touristes internes ont été recensés; 846 millions de personnes ont voyagé hors de leur pays, soit l’équivalent de la population du continent africain et 45% d’entre eux ont effectué leur voyage en avion. En 2008, plus de 22 millions de passagers ont transité par la Belgique. En 2010, c’est 1,1 milliard de visiteurs internationaux qui sont annoncés et 1,6 milliard en 2020 selon les prévisions de l’OMT.

Le secteur hôtelier émet quant à lui près de 20% des émissions du domaine touristique. Ceci implique l’air conditionné, le chauffage, la maintenance des bars, piscines, restaurants…
Selon l’OMT, la hausse des flux de voyageurs pourrait faire augmenter les émissions de gaz à effet de serre de 150% ces 30 prochaines années.

… à victime

Si de prime abord les effets positifs sautent aux yeux (hausse des températures, allongement de la saison touristique, développement de régions touristiques auparavant peu attractives…), les effets négatifs sont tout aussi présents et dangereux : élévation du niveau des mers, désertification et menaces pour la biodiversité, fonte des neiges et glaciers… Voyons d’un peu plus près ces menaces.

– Les îles et régions côtières
Les régions au niveau peu élevé sont en grand danger. Les îles Maldives, Tuvalu et Tonga pourraient disparaître d’ici quelques dizaines d’années si rien n’est fait pour stopper l’augmentation des températures.  Les Maldives, dont l’économie s’est principalement développée grâce au tourisme, s’inquiètent de leur sort et lancent un cri d’alarme : si la température continue à augmenter ces joyaux de l’océan Indien auront disparu en 2100. Sans chercher au bout de la planète, les Pays-Bas ou encore Venise sont aussi menacés.
Une hausse de 4 degrés et un cinquième de la population mondiale pourrait être confronté à des inondations. A Venise, des sommes conséquentes sont déjà investies pour limiter les prochains dégâts.
L’élévation du niveau de la mer pose également le problème de l’érosion des littoraux. Qu’adviendra-t-il des stations balnéaires dans les régions touchées par cette érosion? L’économie de nombreuses villes côtières repose sur les revenus touristiques saisonniers.
D’autre part, il y a une très forte probabilité de lien entre la hausse des températures des océans et la multiplication des cyclones et tempêtes tropicales. Très fréquents dans la région Caraïbes, ils menacent fortement le secteur  touristique.

– Les stations de ski et les glaciers
La fonte des glaces et le recul des zones enneigées mettent en péril les stations de moyenne altitude qui vont recevoir moins de neige. Face à l’exode rural et à la réduction des activités agricoles, les stations de ski étaient devenues des sources d’activités et donc de revenus conséquentes pour les populations des villages de moyenne altitude qui s’étaient orientés vers une activité touristique. Ces stations doivent d’ores et déjà penser à une reconversion de leurs activités car les dommages d’une hausse des températures sont irréversibles.  Une hausse de 2° et 60% du domaine skiable des Alpes bavaroises seront irrémédiablement perdus.

– Les forêts et la perte de la biodiversité
L’évolution des écosystèmes et les hot-spots de biodiversité qui attiraient les touristes pour leur rareté et leur fragilité sont en danger de disparition. Le nombre d’espèces animales et végétales en grand danger a augmenté de 7% entre 2004 et 2006.
Une hausse de 1,5 à 2,5 degrés suffirait à mettre en péril 20 à 30% de la faune et de la flore mondiales.
De larges surfaces de forêts seront appelées à disparaître (incendies plus nombreux, passage à une végétation de type brousse ou steppe…). Ces pertes de forêts seront également synonymes d’une diminution des capteurs pour le carbone.

9 avril 2010 at 11 h 04 min Laisser un commentaire

Costa Rica: le bon élève de la classe écotourisme

Le Costa Rica continue sur sa lancée de pays modèle au niveau environnemental en se fixant un objectif zéro carbone à atteindre d’ici 2021.

Alors que les pays scandinaves, normalement en avance sur le plan écologique, ne prévoient pas de plan zéro carbone avant 2040, le Costa Rica veut devenir la première nation zéro carbone en réduisant ses émissions carbone et en compensant le restant d’émissions. Le Costa Rica est déjà un pays pionnier de l’écotourisme (dissolution de l’armée et argent réinvesti dans la protection de la très riche biodiversité locale : 3% de la biodiversité mondiale et le tourisme vert).

Une compensation carbone sera automatiquement réalisée sur chaque voyage à destination du Costa Rica et l’argent récolté (10 à 30$) servira à financer un fond de reforestation. Le projet comprend une dimension économique dans la mesure où les arbres plantés auront une durée de vie de 2O ans, au bout desquels ils auront atteint leur capacité d’absorption maximum. Ils seront alors abattus et exploités par les agriculteurs locaux. Objectif : limiter la déforestation sauvage et éviter la vente de portions de forêts tropicales aux groupes internationaux.

Un manuel d’une centaine de pages indique les mesures à prendre par les services publics et les entreprises pour parvenir à cet objectif. Ces mesures font partie du la stratégie nationale pour l’environnement lancé en septembre mais ne sont pas obligatoires. Le gouvernement entend jouer sur la carte de la compétitivité pour encourager à l’application de ces mesures. Par exemple, le recours aux agro carburants pour les transports publics, le développement de la mobilité douce (cycles…), le recyclage des déchets…

Le petit état d’Amérique Centrale a compris qu’il pouvait retirer bien plus d’avantages d’un tourisme durable que d’un tourisme de masse, profitable à court terme, mais destructeur à long terme.

8 avril 2010 at 16 h 50 min 1 commentaire

L’écovolontariat: voyager et protéger la planète

Les projets d’écovolontariat connaissent actuellement un large essor. Il s’agit de mener une action associative de travail bénévole et volontaire au service de la protection de l’environnement.  Le volontaire s’engage auprès d’une association pour laquelle il accomplit une mission : surveillance ou comptage d’animaux, lutte contre le braconnage…
Les missions se diversifient suivant les régions et les besoins. Vous en trouverez chez vous comme au bout du monde. Une contribution financière est généralement demandée aux voyageurs pour financer le voyage, les frais mais surtout le projet lui-même. Il existe néanmoins des formules d’écovolontariat gratuites (mais dans ce cas ne vous attendez pas à une destination lointaine). N’hésitez plus, devenez écovolontaire!

Quelques organismes d’éco volontariat :
www.eco-volontaire.com

http://fr.ecovolunteer.be/

www.projects-abroad.fr

http://www.cybelle-planete.org

8 avril 2010 at 14 h 03 min 1 commentaire

Le slow tourism, l’éloge de la lenteur

Inspiré par le mouvement slowfood qui s’est forgé en opposition à la malbouffe et aux fast-foods, le « slow tourism », en français tourisme lent, prône l’éloge de la lenteur. Le slow tourism c’est prendre un temps que l’on ne s’accorde plus dans les sociétés occidentales pour découvrir et apprécier. C’est redonner au tourisme ces valeurs premières de temps de plaisir et de repos.

Voyage à roulotte, en mobylette, en vélo, il s’agit de prendre son temps pour découvrir une destination, de vivre au rythme de la population locale.

« Le tourisme lent vise à combiner respect de l’environnement, préservation des spécificités locales et plaisir de voyager », explique Ghislain Dubois, maître de conférences à l’université de Versailles.

Le train et le bateau sont des moyens de déplacement privilégiés du tourisme lent. Le transsibérien (vitesse moyenne 60 km par heure) ou l’orient-express ont de nouveau le vent en poupe; les voyages sur cargos marchands se développent également.

En partant moins souvent mais plus longtemps, les sauts de puces en avion, très friands en émissions de CO2, sont évités. Rappelons que même si la part du tourisme aux émissions mondiales de CO2 reste faible (environ 5%), les postes transports reste cependant très polluants et le tourisme lent fournit une excellente alternative.

Contribution du tourisme aux émissions CO2 (%)
Transport aérien 40%
Transport routier 32%
Hébergement 3%
Autres modes de transports 21%
Autres activités 4%
Total activités mondiales 4,9%

7 avril 2010 at 12 h 43 min 11 commentaires

Articles précédents


Publié récemment

follow us on twitter

Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire à ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par courriel.

Rejoignez 27 autres abonnés