Posts tagged ‘exploitation’

Lancement de la campagne « Stop à la prostitution enfantine »

Article original publié sur le site du Ministère des Affaires étrangères

« Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Steven Vanackere a donné officiellement le coup d’envoi de la troisième campagne “Stop à la prostitution enfantine” en Belgique, aux côtés des différents partenaires de cette initiative, lors d’une conférence de presse au Château de Val Duchesse. L’objectif de cette campagne est de lutter contre le tourisme sexuel et l’exploitation sexuelle des enfants à l’étranger.

Le Ministre a rappelé l’engagement des Affaires étrangères dans la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants, et notamment le rôle joué par nos Ambassades et Consulats lors des précédentes campagnes de sensibilisation et de prévention.

“Il s’agit d’une initiative unique en Europe” a souligné le Ministre, “par l’implication des partenaires tant publics que privés de cette campagne”. Ceux-ci étaient pour la plupart présents à la conférence de presse de ce matin : les ONG et les acteurs de terrain tels que ECPAT/End Child Prostitution, Pornography and Trafficking, Plan Belgique, Child Focus, APLE/Action pour les enfants et Samilia, qui déploient notamment des actions de lutte contre la prostitution enfantine en République dominicaine, au Cambodge et en Roumanie; le secteur du transport, du tourisme et du voyage; et enfin les partenaires publics que sont, outre les Affaires étrangères, également la Défense, la Justice et la Police fédérale.

La campagne prévoit la diffusion d’affiches et de brochures dans les gares, les aéroports, les établissements horeca en Belgique, ainsi que dans nos 130 ambassades, consulats et représentations permanentes à l’étranger. Le site internet http://www.stopprostitutionenfantine.be permet de prendre connaissance des actions menées par chaque partenaire pour contribuer à la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants. Il est également mis à disposition du public pour signaler tout abus sur des mineurs à l’étranger. »

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9 juin 2010 at 10 h 20 min Laisser un commentaire

Tourisme sexuel- Chronique Cocktail curieux

Pour (re)écouter la chronique Tourisme autrement de Marie-Paule Eskénazi dans l’émission radio Cocktail curieux

Sujet de la semaine: le tourisme sexuel

27 mai 2010 at 11 h 03 min Laisser un commentaire

Chronique Cocktail curieux – Le Tourisme sexuel

Le tourisme sexuel est un problème bien souvent trop occulté.

Pourtant le tourisme sexuel occupe le troisième rang des commerces illégaux après les drogues et les armes.

Ce sont près de 10% des voyageurs qui se déplacent dans une optique de tourisme sexuel.

La bannière généraliste de tourisme sexuel comprend trois types d’activités: la prostitution, les voyages sexuels et les services accompagnateurs ou d’escortes Des infos détaillées dans le dossier complet du Routard sur le tourisme sexuel

Campagne « Red Shoes », Amnesty International, 2008

26 mai 2010 at 13 h 08 min 2 commentaires

Conseils de l’association Childsafe pour les voyageurs

Site web de Childsafe international

Les voyageurs ChildSafe sont des personnes voyageant de manière responsable dans les pays présentant de nombreux risques et dangers pour les enfants. Ils ont lu et compris les conseils Childsafe pour les voyageurs et agissent en conséquence. Les résidents étrangers établis dans des pays présentant de nombreuses situations d’abus envers les enfants peuvent fonctionner comme des modèles pour les visiteurs étrangers. Ils peuvent partager avec ces visiteurs leur compréhension approfondie des problématiques locales liées aux différents types d’abus perpétrés sur les enfants. En expliquant aux voyageurs la pertinence des conseils Childsafe, ces résidents auront un impact important sur la manière dont les enfants sont traités dans le pays concerné.

Gardez les yeux grands ouverts

Si vous voyez un enfant en danger, informez la police locale, un hôpital local ou une organisation de protection des enfants. Les situations d’abus peuvent être signalées à Interpol : http://www.interpol.org

Évitez les situations qui peuvent s’avérer être de l’exploitation

Certaines attractions touristiques comme les visites d’orphelinats ou de bidonvilles sont en réalité des activités commerciales qui exploitent des enfants vulnérables. Un orphelinat est une maison d’enfants qui doit respecter leur intimité et leur dignité.

N’achetez rien à des enfants et évitez de donner de l’argent à des enfants mendiants

Ces comportements maintiennent les enfants dans les rues et les exposent à de nombreux dangers. Si vous voulez les aider, cherchez et soutenez plutôt des organisations qui aident ces enfants à construire leur avenir. http://www.thingbeforegiving.org

Achetez des produits fabriqués par des parents ou des jeunes en formation

Vous pouvez trouver ces produits dans de nombreux pays : ils garantissent à leurs producteurs des revenus réguliers et un avenir meilleur. Recherchez des produits Certifiés ChildSafe : http://www.childsafe-international/products.asp

Quelle qu’en soit la raison, n’emmenez pas d’enfant dans votre chambre d’hôtel

Vous pourriez être suspectés de pédophilie. Partout dans le monde, les pédophiles sont sévèrement punis. Si vous souhaitez aider un enfant dans le besoin, signalez-le à des travailleurs sociaux locaux.

Evitez les lieux tolérant la prostitution

A travers le monde, un nombre important de prostitué(e)s sont des mineur(e)s. En fréquentant des lieux qui tolèrent la prostitution, vous soutenez un environnement qui représente un danger pour les enfants. N’hésitez pas à parler si vous êtes témoin d’exploitation d’enfants.

Encouragez les membres du Réseau ChildSafe

Nous formons des commerces et personnes locales à prévenir les situations qui mettent les enfants en danger. Vous trouverez la liste des membres du Réseau ChildSafe sur notre site Internet et les reconnaîtrez grâce à leur logo: http://www.childsafe-international.org

26 mai 2010 at 12 h 26 min Laisser un commentaire

Avatar, un scénario pas si futuriste

Une peuplade isolée habitant sur des terres sacrées, en symbiose avec son environnement, mais menacée par une grosse compagnie minière. Cela vous rappelle-t-il quelque chose? Le dernier succès au box-office?

Non, on ne parle pas des grandes créatures bleues, les Na’vi, sorties de l’imagination fertile de James Cameron.

« Le drame d’Avatar – si l’on fait abstraction des lémuriens multicolores, des chevaux à longue trompe et des guerriers androïdes – se joue aujourd’hui sur les collines de Niyamgiri en Orissa », explique Stephen Corry, directeur de l’ONG Survival.

Les Dongria Kondh vivent dans la région de l’Orissa, à l’est de l’Inde et comptent près de 8.000 âmes au sein de leur tribu. Ils vivent à flanc de colline sur la terre sacrée où réside leur dieu Niyam Raja Penu.

Survival a profité du succès mondial d’Avatar pour nous informer sur le sort de cette peuplade dont les terres, le mode de vie et les croyances sont menacés. Un encart publicitaire dans le magazine américain Variety interpelle directement James Cameron : « Avatar est une fiction… bien réelle. En Inde, la tribu des Dongria Kondh lutte pour défendre sa terre. (…) Nous avons vu votre film. Maintenant, visionnez le nôtre ».

L’association compte sur son soutien dans son combat pour la sauvegarde de cette tribu.  Le sous-sol de la colline, riche en bauxite, attire les convoitises de la multinationale Vedanta qui a y déjà construit une grande raffinerie d’aluminium (pour transformer sur place le minerai en aluminium). Bien sûr des emplois et de nouvelles infrastructures ont été promis à la population délogée. Cependant, ce qui est principalement récolté par cette dernière c’est la pollution engendrée par la raffinerie, notamment dans les cours d’eau alentours où les Dongria Kondh n’osent plus se baigner. Les forêts, pourvoyeuses de nourriture et de soins, sont également menacées.

Avec une mine d’extraction au sommet de la colline, Vedanta viole les droits humains des Jharnia en les privant d’un accès intégral à leur territoire et de la liberté d’exercer leur culte (les collines sont considérées comme des temples).

Bien que l’Église d’Angleterre et l’État norvégien se soient retirés du capital de la société britannique, en désaccord avec les manquements aux droits de l’homme, le projet a obtenu l’aval des autorités indiennes.

La pression de la communauté internationale et de la société civile sera-t-elle assez forte pour sauver les Dongria Kondh?

Voir le film « The Real Avatar »

23 février 2010 at 15 h 46 min Laisser un commentaire


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