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Sahara, Sahel : Quand l’organisation du tourisme repose entièrement sur les opérateurs privés…

Réponse de Pascal Lluch et Jean-Pierre Lamic de V.V.E suite à la publication d’une analyse de Maurice Freud sur la situation du tourisme en zone Sahara-Sahel.

En cette fin septembre, la nouvelle est tombée, le principal affréteur au Sahara et au Sahel, la coopérative Point Afrique, a décidé de stopper la quasi-totalité de ses dessertes aériennes sur la zone.
Parmi les destinations annulées, trois desservaient l’Algérie, à savoir Tamanrasset, Djanet et Timimoun, une autre le Niger : Agadez, Atar en Mauritanie et Gao au Mali. La seule destination maintenue par le tour-opérateur français est Mopti, porte d’accès vers le pays Dogon au Mali, qui peut être rejoint également via Ouagadougou au Burkina Faso (vols réguliers).
Au-delà des explications géopolitiques, vraisemblablement pour une large part fondées , fournies par le président de Point Afrique , au-delà des avis du MAEE, toujours aussi peu précis sur les véritables zones à risque et les autres qui subissent l’amalgame (aspect encore renforcé par la récente loi Kouchner), nous souhaitons faire un bilan des pratiques d’un tourisme que nous avons jugé, dans divers écrits, peu responsable.

Depuis une quinzaine d’années, tout le tourisme vers les zones sahélo-sahariennes reposait sur la chartérisation du Sud algérien, de l’Adrar mauritanien, du Mali et du Niger, à l’exception notoire de la Libye. Cette typologie de tourisme de très courts séjours (8 jours), bien particulière, a, qu’on le veuille ou non, des incidences spécifiques sur les territoires de destination.

Elle se caractérise par une utilisation des savoirs faire locaux, la consommation des ressources naturelles, la production de déchets dont on ne sait que faire, l’accentuation de déséquilibres sociaux (enrichissements privés plutôt que collectifs), etc., sans que les populations puissent en tirer un bénéfice durable, utilisable en dehors du strict cadre du tourisme, d’autant que toute l’économie locale repose alors sur de dernier.
En d’autres termes, ce tourisme de consommation n’a pas ou très peu d’effet de levier économique local durable.
Ce tourisme concentré dans l’espace et dans le temps sur des « spots » induit une dépendance de fractions réduites de la population à une activité portant elle-même ses propres fragilités.

Aujourd’hui, après 15 ans d’activité, ce tourisme n’a pu se structurer sur place ; ni les Etats, ni l’aide au développement, ni les opérateurs touristiques n’ont su créer des filières de formation menant à des diplômes validés et reconnus. Il n’existe pas de chaînes de compétences entre les différents acteurs de ces territoires.
Les savoirs faire structurés, les reconnaissances sociales auraient pu être transférables à d’autres activités que l’on aurait développées pendant les périodes hors-saisons et favoriser ainsi une diversification économique garante d’une certaine pérennité du mieux être apporté.

Aujourd’hui, alors que l’activité touristique disparaît probablement pour une longue durée, cette jeunesse qui a pu connaître une relative aisance matérielle passagère, fréquenter nos modes de vie et de pensée, ne ressent que frustration et abandon.
Tandis que d’autres leur promettent argent facile, aventure, impunité, camaraderie, enrobé dans un discours plus ou moins religieux et revanchard…

Absurdité de l’histoire touristique de ces territoires que V.V.E. n’a eu de cesse de dénoncer, prêchant seule dans le désert…

Reprenons ce que nous écrivions dans un passé récent, alors que le tourisme chartérisé semblait avoir encore de belles saisons devant lui :
« Notons de plus que ce type de développement touristique ne s’inscrit pas dans un schéma de développement économique du pays d’accueil, d’une politique souhaitée et maîtrisée par le pays visité.
La création d’un axe chartérisé, saisonnier, vers un point précis et unique d’un territoire, correspond à un formatage touristique (le produit 8 jours à coûts minimums).
Il est créé par des acteurs du Nord (le marché émetteur), pour des consommateurs du Nord.
Le développement d’un tourisme durable, passe t-il par l’exploitation d’un territoire jusqu’à l’overdose (on a vu s’ériger plus de 50 auberges à Chinguetti), et une mise en concurrence exacerbée entre les opérateurs locaux ?
La mise en place d’un tourisme responsable passe t-il par la dépendance quasi-absolue à une mono industrie touristique d’une très petite part de la population d’un pays ?
Un tourisme diffus, irriguant des territoires plus vastes, permet de multiplier les leviers économiques sans créer de dépendance totale à une activité par nature volatile, et en général très peu maîtrisée par les populations locales.
La liaison directe France/Atar a asséché d’autres régions de Mauritanie qui commençaient à voir arriver quelques touristes (le Tagant par exemple), et suspendu dans son élan le développement d’une chaîne d’infrastructures adaptées et de bonne qualité à Nouakchott ». « Cet épisode illustre une fois de plus le fait que la notion de tourisme durable qui repose sur la compréhension d’un territoire est bafouée un peu partout sur la planète au gré des intérêts mercantiles des opérateurs privés. De plus, il met en lumière l’urgence d’établir un fonds de solidarité pour les pays dont l’activité touristique se trouve sinistrée par des faits divers relatés dans les médias, agissant sur les peurs rationnelles ou pas (l’une des principales revendications portées par V.V.E.) ».
Le tourisme qui repose à 100% sur des charters saisonniers est une aberration économique, sociale, tout autant qu’environnementale par les surcroits d’émission de gaz à effet de serre engendrés.

Cette dépendance totale aux charters le rend extrêmement vulnérable, c’est ce que démontre aujourd’hui de manière criante la situation au Sahara et au Sahel.

Certains qui jusque hier ne remettaient nullement en question ce développement touristique, voire en faisaient un modèle de réduction de pauvreté, commencent à admettre tacitement qu’heureusement qu’il y a des vols réguliers sur certains axes (Tam / Djanet), pour le cas où il y aurait des clients.

Si le tourisme en Mauritanie n’avait pas été basé sur le seul vol direct à Atar, les voyagistes et les touristes auraient conservé l’habitude de passer par Nouakchott. Le tourisme aurait pris certainement un peu moins d’ampleur dans l’Adrar mais se serait diversifié. Partout c’est une meilleure répartition spatiale et temporelle des bénéfices et des retombées économiques qui se serait produite. Nous aurions également évité bien des surfréquentations à certaines époques.

Face à la Françafrique et à AREVA, le tourisme n’a jamais pesé lourd : rien sur le terrain de la géostratégie, et bien peu en terme économique. Plus rien aujourd’hui.

Mais, dans une véritable dynamique de tourisme responsable, nous aurions pu faire beaucoup mieux…

Décidément, du Sahara au Sahel, en passant par les littoraux ou les stations de sports d’hiver, la gestion des territoires touristiques, leur appropriation devrait-on dire, par des intérêts privés, à qui est de fait délégué l’aménagement du territoire, induit, à terme, toujours un développement à rebours de l’intérêt des habitants.

Quel tourisme pourra renaître une fois le calme revenu sur ces zones ?
Une ligne aérienne de charter saisonnière s’arrête net dès que sa rentabilité passe en dessous d’un certain seuil, vite atteint dès qu’une petite partie de la clientèle fait désaffection, puisque les prix sont tirés au plus bas.

Espérons qu’il sera possible de structurer une activité viable, concertée, mesurée et durable avec les acteurs locaux».

Pascal Lluch et Jean-Pierre Lamic pour V.V.E.

Petite revue de presse pour ceux qui souhaitent des informations sur les aspects politiques de la situation de ces territoires :
http://www.rue89.com/2010/09/22/niger-on-risque-une-somalisation-de-la-region-167787?page=1
http://www.rue89.com/tag/otages
http://www.courrierinternational.com/article/2010/09/24/pourquoi-les-francais-sont-devenus-une-cible-en-afrique
http://www.rue89.com/explicateur/2010/09/24/niger-les-cinq-francais-otages-de-la-guerre-des-chefs-daqmi-168132

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7 octobre 2010 at 11 h 17 min 2 commentaires

Revue de presse – 6 septembre 2010

– Apôtre du tourisme responsable

Dans La Libre, portrait de Pascal Abdallah, un écologiste convaincu mais pragmatique qui a développé un projet de tourisme responsable au Liban, le Lebanon Mountain Trail est un chemin de grande randonnée qui traverse la pays du Nord au Sud.

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– En voiture, Simone

Un article de La Libre Belgique sur le retour de la pratique de l’auto-stop

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– Et si le tourisme changeait les regards sur la banlieue ?

Andrea Paracchini revient pour Rue89.com sur le tourisme participatif et son impact positif pour la réappropriation et la revalorisation d’une ville ou d’un quartier par ses habitants.

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– Le Salon du Tourisme durable, éthique et équitable dans Elle Belgique

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6 septembre 2010 at 10 h 20 min Laisser un commentaire

Bons conseils pour voyager durable et responsable

Votre voyage peut contribuer au développement économique et social de votre destination. Malheureusement, dans les pays du Sud près de 80% des bénéfices liés aux activités touristiques ne restent pas dans le pays. Si vous partez via une agence de voyages et surtout si les mots de tourisme éthique, solidaire ou responsable sont avancés, n’hésitez pas à interrogez votre agent de voyages sur les partenaires locaux, leur respect des droits de l’Homme, leurs pratiques commerciales etc…

Refusez le tourisme mercantile et évitez les souvenirs et bibelots industriels; vendus bon marché, ils sont produits industriellement, le plus souvent en Chine ou dans un autre pays asiatique.

Privilégiez l’achat d’objets artisanaux et d’autres produits locaux, issus d’un savoir-faire traditionnel. Vous pouvez soutenir l’économie locale en appliquant les principes du commerce équitable, basé sur des principes qui offrent :

– un juste prix d’achat au producteur ;

– des relations durables entre partenaires économiques ;

– la limitation du nombre des intermédiaires ;

– la garantie des droits fondamentaux des travailleurs ;

– la transparence sur l’origine du produit et les étapes de sa commercialisation ;

– le préfinancement des commandes ;

– un mode de production respectueux de l’environnement ;

– la qualité des produits proposés.

Le marchandage, avec humour et patience, ne doit pas s’opposer à une juste rémunération.

Préférez les services des guides, chauffeurs, cuisiniers locaux qui seront fiers de partager avec vous leur connaissance du lieu. De plus votre argent leur bénéficiera directement.

28 juin 2010 at 9 h 12 min 1 commentaire

Bons conseils pour voyager durable et responsable

Préparation des bagages

En préparant vos bagages, pensez à voyager léger.

Évitez également les bijoux et vêtements luxueux qui peuvent représenter des mois de salaire dans le pays visité… et donc une tentation !

Limitez au maximum les emballages jetables, pensez à des produits non ou moins polluants :

– lampes de poches led, rechargeables,
– piles rechargeables,
– produits biodégradables,
– préférez un lait solaire qui se dissoudra mieux dans l’eau qu’une huile qui forme un écran à la surface de l’eau (selon une récente étude les écrans solaire pourraient causer le blanchiment des coraux)…

– si vous partez en camping ou en voyage itinérant, prévoyez des sacs poubelles pour vos déchets. Il en va de même quand on à la plage ou pique-niquer dans la nature.
Voir la présentation du sac à dos écolo et une mine d’information sur le site d’ Echoway

25 juin 2010 at 12 h 59 min Laisser un commentaire

Nos bons conseils pour voyager durable et responsable

Renseignez-vous sur votre destination

– RENSEIGNEMENTS SUR LES US ET COUTUMES

Prenez le temps de comprendre les coutumes, règles et traditions. Intéressez-vous aux liens existant entre la Belgique et le pays visité. Cela vous permettra peut-être de rencontrer des compatriotes expatriés qui vous donneront des bons tuyaux de comportements positifs et des sources de rencontres. Prenez également contact avec des associations de natifs du pays visité. Ils vous parleront avec enthousiasme de leur pays d’origine et vous informeront sur les us et coutumes, les gestes ou attitudes à prescrire. Comme par exemple, s’embrasser en public, caresser la tête d’un enfant.

– LANGUE

Connaitre quelques mots du pays visité est toujours bienvenu.

– SITUATION SANITAIRE

Renseignez-vous sur la situation sanitaire actuelle de la destination et pensez à consulter votre médecin avant de partir. Veillez à ne pas compromettre votre santé et votre sécurité personnelle. Il s’agit également de protéger les populations locales de toute infection dont vous pourriez être porteur. Certaines maladies bénignes chez nous, ne le sont pas sous d’autres contrées.
Avant de décider de vous rendre dans une destination déterminée, assurez-vous que vos besoins particuliers en matière de soins médicaux peuvent y être satisfaits.

– LEGISLATION LOCALE

Renseignez-vous sur la législation pour ne commettre aucun acte délictueux ou criminel ou qualifié de tel par la loi du pays visité.

– MEDIAS

Bouquinez, visionnez des documentaires, surfez sur Internet. Les écrivains voyageurs, les guides élargissent notre horizon. Leurs textes touchent notre sensibilité, notre imagination et nous donnent une vision du monde que nous pouvons mettre en images par le monde virtuel d’Internet. Des documentaires télévisuels de talent sont à notre disposition.

24 juin 2010 at 10 h 17 min 1 commentaire

La liberté de voyager vient avec des obligations…

Analyse rédigée par Michèle Laliberté et publiée sur le Réseau de veille en tourisme canadien

Il n’est pas nécessaire de faire du bénévolat dans les communautés que l’on visite pour être un voyageur responsable et engagé. «Parler de tourisme responsable, c’est souhaiter que les acteurs impliqués dans le tourisme reconnaissent leur responsabilité», selon Bernard Schéou, professeur et chercheur dans le domaine du tourisme et du développement. À ce titre, le tourisme responsable concerne tant le producteur que le voyageur, et la sensibilisation de ce dernier fait partie du rôle de l’entreprise touristique qui se veut responsable. Pourquoi ne pas inciter le touriste à faire une différence positive en voyageant et à inverser la tendance qui veut que le tourisme soit polluant et exerce un effet négatif sur les populations locales?

Faut-il se priver de vacances pour épargner la planète?

Nous serons 1,6 milliard de voyageurs internationaux en 2020, selon les chiffres de l’Organisation mondiale du tourisme, et c’est sans compter les déplacements intérieurs. Oui, on souhaite réduire le CO2, mais il faut aussi que le touriste apprenne à voyager différemment. Même si l’on observe un fort courant qui tend à faire du touriste un voyageur responsable — diverses étiquettes en témoignent d’ailleurs: écotourisme, slow travel, volontourisme, tourisme équitable, tourisme solidaire, etc. —, il incombe à l’entreprise de sensibiliser ce dernier pour contrer les effets pervers du tourisme.

Le touriste «roi»

Les vacances plongent le voyageur dans un état d’évasion, de plaisir et de nonchalance qui influence son comportement. Loin de son quotidien, il peut être tenté de se croire libéré des réserves habituelles. Certains, souvent par ignorance, adoptent des comportements irrespectueux ou néfastes pour les lieux visités, les habitants et leur culture. D’autres s’imaginent même que leur statut de vacanciers leur permet de se comporter en rois et maîtres dans les lieux qu’ils visitent! Enfin, quelques-uns adoptent une attitude condescendante faisant état d’une supposée supériorité et du niveau de dépendance économique de la région à l’égard du tourisme.

Il serait peut-être bon de rappeler au voyageur qu’il est «en visite» et qu’il doit faire preuve de respect envers ses hôtes, leur environnement et leur culture.

Voyager, c’est une chaîne de responsabilités

Le rôle de l’entreprise ne se limite pas à expliquer au voyageur la logistique d’une prestation; il comprend aussi une dimension éducative. S’il est inutile de formuler une liste d’interdits et d’impératifs, il est toutefois souhaitable de lui faire prendre conscience des enjeux et des conséquences des pratiques touristiques et de la nécessité d’un comportement éthique dans le tourisme comme dans le quotidien.

On peut…

* jouer sur un registre émotionnel pour susciter une prise de conscience;

* illustrer au voyageur l’impact de ses actions à l’aide d’exemples frappants (p. ex. l’importance de réduire sa consommation d’eau car un touriste utilise 7 à 10 fois plus d’eau qu’un paysan local en a pour nourrir sa famille et cultiver son champ);

* démontrer qu’il suffit bien souvent de petits gestes qui ne coûtent rien, qui n’enlèvent rien au confort et qui peuvent faire toute la différence dans les échanges;

* expliquer la raison d’une surcharge (donner un salaire plus élevé aux employés, entretenir un parc, etc.).

On peut faire cette éducation de façon ludique sur son site Internet, sous forme d’un petit carnet agrémenté de bulles d’informations brèves, pertinentes et dynamiques, de suggestions d’autres voyageurs, d’échanges, de liens à consulter pour en savoir plus.

Préparer le touriste au voyage

Plusieurs voyageurs aimeraient bien participer au mouvement de responsabilisation que l’on observe dans le domaine du tourisme, mais ne savent pas trop de quelle façon le faire. Cela peut débuter par une simple question : Est-ce que je ferais cela chez moi ?

Être un touriste responsable, c’est…

* privilégier des entreprises responsables et ne pas hésiter à poser des questions pour vérifier leurs pratiques;

* s’informer sur le pays visité pour connaître les us et coutumes des habitants, leur niveau de vie (salaire moyen et pouvoir d’achat pour aller au-delà de la valeur d’échange de notre monnaie, éviter l’affichage ostentatoire de richesse), comprendre leurs valeurs (connaître les codes vestimentaires) et respecter leur religion et leur culture;

* compenser ses émissions polluantes, utiliser les transports en commun ou des modes de transport moins polluants et planifier son itinéraire en vue de réduire ses déplacements;

* réduire sa consommation d’eau et d’électricité (climatisation, chauffage, éclairage, utilisation des serviettes, etc.), ne pas polluer, respecter la nature et les espèces menacées, respecter les restrictions émises, recycler, utiliser des piles rechargeables ainsi que des nettoyants et produits de soins corporels biodégradables et réduire son utilisation de plastique;

* respecter les habitants (demander la permission avant de prendre des photos, ne pas faire preuve d’irritabilité, marchander de façon raisonnable, garder le sourire), être soucieux de la qualité de vie de la population locale, apprendre quelques mots dans la langue du pays;

* privilégier les entreprises et les produits locaux (hôtels, restaurants, souvenirs, etc.);

* connaître les critères de qualité, les normes de service, les formulations attendues, la politique de pourboire (distribuer des pourboires en fonction du niveau de vie de la population locale: ne pas en donner peut être considéré comme impoli; à l’inverse, en donner un peut choquer);

* ne pas encourager la mendicité (argent, bonbons, etc.) et comprendre ses effets pervers, éviter le tourisme sexuel;

* soutenir des projets de développement dans les pays visités.

Que l’on se rende en Outaouais, dans le Grand Nord québécois, en Europe ou dans un pays du Sud, voyager de façon responsable, c’est la responsabilité de tous les acteurs. Nous pouvons tous faire une différence positive!

Sources :

– Cerf, Marie-Thérèse. «Le Tourisme éthique: Réflexions sur le sens et les principes fondateurs du tourisme éthique, par Alain Etchegoyen», Portail Strabon, http://www.strabon.org/edito/article173.html.

– Euro RSCG Worldwide. «Trend Experts Reveal the Travel Industry’s Quiet Revolution», Hospitality Trends, 18 mars 2010, http://www.htrends.com/article44502.html.

– Kennedy, Doug. «Become a Green Traveler TODAY!», Hospitality Trends, 24 mars 2008,

http://www.htrends.com/article31720.html.

– Organisation mondiale du tourisme. «Global Code of Ethics for Tourism», http://www.unwto.org/ethics/index.php.

– Ruthazer, Alan. «The Color of Conservation: Tips for Going Green Online», Chief Marketer, 14 janvier 2008, http://chiefmarketer.com/green/green_web_site_0115.

– Schéou, Bernard. «Du tourisme durable au tourisme équitable: Quelle éthique pour le tourisme de demain?», coll. Les métiers du tourisme, éd. de boeck, 2009.

– SNAV. «Le livret vert: Tourisme responsable», http://www.snav.org/Snav/public?controller=fr.amadeuspro.fo.StandardContent&sectionID=HomePublic%23Etudes-et-publications%23livret-vert.

– United Nations Environment Programme. «Passeport vert: Holidays for a Living Planet», http://www.unep.fr/greenpassport.

9 juin 2010 at 12 h 13 min Laisser un commentaire

Journée mondiale pour un tourisme responsable

Le 2 juin prochain aura lieu la 4° journée mondiale pour un tourisme responsable. Cette année, le thème mis à l’honneur est : « le patrimoine rural, une énergie essentielle pour un tourisme facteur de développement des territoires: entre traditions et milieux ruraux fragiles ».

Le patrimoine rural est considérable. Il regroupe des paysages, des traditions, des histoires, des savoir-faires, de la gastronomie ou des habitations traditionnelles. L’ensemble de ce patrimoine rural a un rôle particulier à jouer dans le développement des territoires d’aujourd’hui. Confrontés à de grandes difficultés (agriculture menacée, exode rural, attractivité difficile, manque de dynamisme, en proie au changement climatique, etc.), les territoires ruraux peuvent voir dans l’activité touristique un second souffle mais également dans certains cas une menace si cette activité ne répond pas aux exigences du développement durable.

La Coalition pour un tourisme responsable va donc mener tout au long de la journée une réflexion sur ce sujet avec des conférences et des tables-rondes.

La région des Balkans sera également mise à l’honneur dans les discussions.

Communiqué de presse de la Journée

Programme

Des évènements seront organisés parallèlement en Italie, au Royaume-Uni, au Gabon, au Bénin, au Nigéria, au Sénégal, en Cote d’Ivoire, au Ghana et au Cameroun.

1 juin 2010 at 9 h 22 min Laisser un commentaire

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