Posts tagged ‘vacances’

Nos bons conseils pour voyager durable et responsable

Élément-clé, la préparation au voyage

Souvent bâclée et négligée, la préparation au voyage constitue pourtant un des piliers de la responsabilité du tourisme autrement et conditionne bien souvent la réussite du voyage. Elle favorise une première approche des cultures et des lieux visités. Elle facilite la compréhension et permet de choisir une destination avec plus de cohérence.

Réfléchir au sens du voyage

Existe-t-il des bons et des mauvais lieux de vacances ? Une liste de pays à visiter, une autre à proscrire ? Interrogez-vous sur le sens de votre présence comme vacancier dans un pays en guerre ou victime d’une récente catastrophe naturelle ou encore d’une dictature pour laquelle l’ouverture au tourisme représente une opportunité de se faire une virginité.

Le non-respect des droits de l’Homme peut-il – doit-il – influencer le choix d’une destination touristique ?
Deux visions différentes du rôle que peut jouer le tourisme pour dénoncer les atteintes aux droits de l’Homme. On estime que l’explosion du tourisme en Espagne a joué un rôle positif dans la chute du franquisme, expliqué par les contacts créés et la dynamique économique provoquée par le tourisme. Pour Christophe ONO-dit-Biot,  lauréat du prix Interallié pour son roman Birmanie, il ne faut pas ajouter à la dictature la peine d’invisibilité. «Les Birmans sont déjà bâillonnés et si en plus, on ajoute la peine d’invisibilité en faisant comme s’ils n’existaient pas, c’est pire. S’il y avait eu plus de voyageurs au moment des répressions, on aurait eu beaucoup plus d’images et d’informations. »

Pour Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix en 1991, le tourisme ne contribue pas à sortir la population birmane de l’isolement mais participe au contraire à une tentative de réhabilitation de l’image du pays et de ses dirigeants. Les revenus du tourisme contribuant de plus à soutenir financièrement la junte militaire avec le blanchiment de l’argent provenant du trafic de la drogue.

Par ailleurs, les investissements massifs dans les structures touristiques birmanes se font aux dépends d’autres secteurs d’activités. En donnant au touriste de l’eau courante et de l’électricité 24h/24h, les autorités maintiennent la population dans le dénuement : l’électricité est un luxe et la majorité de la population doit s’approvisionner en eau aux puits collectifs.

Selon le président du Comité international de la Croix Rouge, l’assainissement de sites au profit du tourisme et la construction d’infrastructures s’est fait par un travail forcé durant lequel des milliers de Birmans sont morts de maladie et d’épuisement.

Prise en compte de la réalité économique de la destination

Une consommation touristique responsable passe par la prise en compte de la réalité économique de votre lieu de vacances. De nombreuses destinations touristiques se trouvent dans des pays en développement et ce ne sont généralement pas les populations locales qui bénéficieront de l’argent que vous dépenserez.

Si vous partez via une agence de voyages, n’hésitez pas à questionner votre agent sur les conditions locales, surtout si les mots de tourisme éthique, solidaire ou responsable sont avancés (politique d’emploi, de salaire, implication des communautés locales…). Interrogez votre agent de voyages sur les partenaires locaux, leur respect des droits de l’Homme, leurs pratiques commerciales etc…

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23 juin 2010 at 11 h 05 min 1 commentaire

Tourisme et alimentation durable

Chronique Cocktail curieux du 16 juin. Ecouter la chronique ici

Le temps des vacances est un temps de plaisir et de détente

L’alimentation est un poste de dépenses important dans le budget vacances (1/4) et beaucoup cherchent à le réduire avec une alimentation rapide et généralement mauvaise. Les vacances, c’est prendre le temps, donc prendre aussi le temps de manger correctement. Bien manger ne coûte pas forcément plus cher, surtout si l’on prend un peu de temps. Rien ne sert de courir d’endroits en endroits et d’avaler un sandwich entre deux pour voir un maximum de choses.

Un exemple de pratique à découvrir : le mouvement slow-food. Un mouvement fondé dans les années 1980 en Italie en réaction aux fast-foods et pour lutter contre la disparition des traditions gastronomiques locales et le manque d’intérêt des gens pour leur nourriture, ses origines, ses saveurs et les conséquences de nos choix alimentaires sur la planète et les populations du monde.

On parle également d’éco-gastronomie. Le mouvement promeut les plaisirs de la table et la convivialité, l’éducation au goût, le respect de l’environnement et de la biodiversité, les relations directes entre consommateurs et producteurs, et la juste rémunération de ceux-ci. Parmi les objectifs du slow-food, on retrouve : encourager le tourisme attentif et respectueux de l’environnement et les initiatives de solidarité dans le domaine alimentaire.

Initiez-vous avec le Convivium Slow-food de Bruxelles, l’association Karikol, qui propose de nombreuses activités : cours de cuisine, tournée à vélo des meilleures friteries de Bruxelles, Karikol apéros au Parc Tenbosch… Prochains rdv : Tournée des glaciers avec Pro Vélo le 26/06, pique-nique anniversaire au parc royal le 04/07

Avec la gastronomie locale on découvre la culture locale …

Attention à ce que l’on mange à l’étranger. Il est vraiment dommage de se concentrer sur notre alimentation habituelle quand on part à l’étranger. Découvrir une culture cela passe aussi par sa cuisine et sa gastronomie.

Et voilà un thème de vacances tout trouvé : pourquoi ne pas visiter les destinations touristiques voisines (France, Italie, Espagne…) sous l’angle du thème gastronomique ?

… et on aide l’économie locale

En formule all-inclusive qu’implique la consommation de produits d’importation achetés à prix réduits (légumes d’Espagne, viande européenne…) ?

– une diminution de la consommation de produits locaux;

– une agriculture locale mise en danger (les petits producteurs n’arrivent plus à écouler leurs productions, ou la vendent à prix cassés sans pouvoir couvrir leurs frais);

– des circuits économiques locaux défavorisés (la production locale ne se vend plus. Ce n’est pas seulement les producteurs qui sont touchés mais toute la chaîne d’intermédiaires);

– une érosion culturelle (tout le monde finit par consommer les mêmes produits standards et les traditions locales se perdent).

La consommation locale ce n’est pas seulement une attitude à adopter chez nous, mais aussi en vacances. Consommer des produits locaux c’est assurer des débouchés aux agriculteurs locaux et éviter leur paupérisation. Tourisme durable, aide au développement durable de l’économie locale donc pas seulement pour ceux qui travaillent directement dans les structures touristiques. Dans les pays en développement, c’est une aide essentielle. Maintenir une agriculture locale c’est aider à la souveraineté alimentaire (limite les importations qui coûtent chers et peuvent être inaccessibles à tout un pan de la population locale).

Consommer local en vacances c’est donc :

1) Un soutien à l’économie locale (agriculture et circuits économiques)

2)Une préservation des équilibres sociaux (éviter les phénomènes d’érosion culturelle, la paupérisation des populations locales, l’exode rural…)

3) Une protection de l’environnement des populations et de la biodiversité locale

Pour ceux qui bougent moins, la nourriture est un formidable moyen de voyager sans (trop) se déplacer

Cuisiner les saveurs d’ailleurs, c’est déjà partir en voyage. Au restaurant (Bruxelles regorge de restaurants de toutes nationalités. Voir Petit Futé Bruxelles) ou chez soi pour ceux qui aiment passer du temps en cuisine.

18 juin 2010 at 9 h 56 min Laisser un commentaire

Home sweet home : les vacances à la maison

Néologisme anglais issu des mots « to stay » et  « vacation », staycation signifie tout simplement les vacances à la maison.

Cette tendance touristique est en plein essor depuis la crise financière de 2009, les ménages cherchant à faire des économies sur les postes de dépenses. En Europe, près de 40 % de la population a changé ses projets de vacances à cause de la crise économique.

Les touristes restent désormais chez eux pendant les vacances et privilégient des activités touristiques journalières  dans un rayon proche de leur domicile: visite de musées, de parcs naturels ou de parcs d’attraction, de festivals proches.

L’impact économique sur les régions où vivent les staycationners n’est pas négligeable, d’autant plus que ce ne sont pas toujours des régions touristiques à la base. Par exemple au Royaume-Uni les revenus liés à l’industrie touristique ont connu une hausse sensible, en raison des nombreux Britanniques qui ont préféré rester chez eux plutôt que de passer leurs vacances outre-manche comme d’habitude.

Le staycation permet non seulement de faire des économies, il offre aussi l’opportunité de redécouvrir des trésors locaux et de devenir un touriste dans sa propre ville pour la redécouvrir avec un nouveau regard. De leur côté les agents touristiques rivalisent d’ingéniosité pour proposer des activités susceptibles d’agrémenter les vacances des habitants (développement des plages à la ville, festivals…) et soutenir le développement local.

8 avril 2010 at 13 h 46 min Laisser un commentaire


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